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Notre identité

 

L'association porte le nom d'Athéna qui est la déesse grecque de la sagesse, des sciences et des arts, assimilée par les Romains à Minerve. Sortie tout armée du cerveau de Zeus, elle est aussi une déesse guerrière.

 

Athéna et la Chouette

 

La Chouette est traditionnellement et profondément liée à la déesse Athéna et à la ville d'Athènes, qui avait emprunté son nom à la déesse protectrice. Le mot grec glaàx, [glaux] désigne à la fois la chouette et la pièce de monnaie athénienne sur laquelle l'oiseau était figuré. Etymologiquement, il est proche de l'adjectif glaukÒj, [glaukos] brillant, comme l'éclat de la mer ou de certaines pierres : c'est ainsi que la déesse Athéna est appelée chez Homère glaukîpij [glaukôpis], celle qui a les yeux brillants.

 

Le symbolisme de la Chouette est riche. C'est un oiseau nocturne aux yeux larges et étincelants. Elle voit dans la nuit. Elle représente la connaissance liée à la Lune, c'est-à-dire une connaissance indirecte, par reflet, fondée par conséquent sur le détour par la pensée et par la raison, par opposition à la connaissance directe, intuitive, qui risque d'aveugler, et qui est celle du jour et du Soleil.

 

La Chouette et Athéna symbolisent donc la réflexion qui domine les ténèbres, la sagesse qui s'impose contre la violence : les armes d'Athéna, contrairement à celles d'Arès sont défensives.
C'est pourquoi les dons d'Athéna sont toujours féconds pour le développement de la civilisation contre la barbarie toujours menaçante à l'intérieur comme à l'extérieur de l'homme et de la cité. Elle accorde par exemple l'olivier, source de bienfaits matériels et civiques. Elle enseigne les techniques, mot grec qu'on peut traduire par arts, comme la poterie ou la menuiserie, ou le tissage. Elle préside aux débats en protégeant les orateurs et les philosophes. Son action civilisatrice est encore plus nette lorsqu'elle encourage les hommes d'Athènes à substituer une justice nouvelle fondée sur la raison à une ancienne fondée sur la violence de la vengeance sans fin : elle voulut qu'Oreste fût acquitté du meurtre de sa mère par un tribunal humain, réuni justement sur l'Aréopage, la colline d'Arès, le dieu à l'aveugle fureur.

 

Elle apprécie et éveille chez les hommes, avec les facultés d'intelligence et d'habileté, la subtilité et l'art du stratagème qui leur permettront de se défendre dans les épreuves, malgré les haines des mortels et des immortels, et de conquérir leur liberté : ainsi est-elle la protectrice d'Ulysse.
La Chouette d'Athéna nous rappelle donc les mille ressources de l'intelligence hellénique, et particulièrement le goût pour la clarté de la raison toujours vigilante. Elle nous propose ainsi finalement une des voies pour un humanisme moderne.